Garçon né en 1980 dans le nord Isère, j'ai habité entre Eyzin-Pinet, Villefontaine, L'Isle d'Abeau, Cannes Lyon et Chambéry. Donc, je suis originaire de partout... Ou de nul part...
Papa de deux petites filles et marié depuis 2003.
Je travail aujourd'hui dans l'industrie du poids lourd, et habite ma région natale.
Plus en détails, pour ceux que ça intéresse: la naissance de la passion.
Après ma naissance physique en 1980, je suis "réellement" né le 14 mars 1993. Ce dimanche étrangement passé devant la TV, alors que dehors le soleil brillait... Mordu par le virus de la vitesse, via la pointe d'Ayrton Senna et d'Alain Prost sur le circuit de Kyalami, le mal ne fut pas long à agir. Dès le soir, les balades à vélo ne furent plus que le prétexte à aménager des circuits et prendre des temps.
Vers mes 14 ans, mon père m'offrit un 50cc. Casque et gants mis, avec mes potes, nous allions faire les terreurs sur le circuit... pardon, le packing de la gare vers chez moi, qui était tout le temps désert... Courses mémorables, qui nous valurent bien des chutes, des casses mécaniques, et des jeans déchirés... Bien que grand adepte du Karting à la même époque, le deux roue occupait une place importante de mon esprit... Quand sous la neige je doublais des motos, je me voyais déjà à 300 sur l'autoroute, le casque coincé dans la bulle d'une belle japonaise...
Puis vint ce jour Novembre... le 50cc et son conducteur furent happés par la brume, et jeté au sol... Le bilan ne fut pas tellement plus lourd que les (nombreuses) précédentes chutes... Mais celle ci me laissa inconscient plusieurs secondes au bord de la route, sans souvenir de ce qui c'est vraiment passé, et immobilisa le cyclo pendant un mois...
Pour ne pas dire pour toujours. J'en ai eu peur, du 50cc. Je ne l'approchais plus...
Puis le cyclo fut vendu...
Le permis B passé... Le A un temps envisagé... Mais j'avais toujours une bonne raison... Il fallait des sous pour acheter la Clio, puis pour la remplacer par la Corsa GSI, puis avec l'arrivée de N°1, pour remplacer "Jessie" par une Audi 80, ...
J'avais beau ne pas rater un grand prix de F1, et être reconnu par tous sur le circuit de Kart de Rumilly... Le virus était dans les cordes...
Sonné...
Mais pas mort...
Pourtant, je l'ai cru mort à tout jamais. En sortant à trois reprise des épaves que je laissais en bord de route (une Clio sur une faute de pilotage, une BMW 318 sur rupture mécanique, et une faute de conduite pour l'Audi 80 dont je ne suis d'ailleurs pas sorti seul... Les pompiers s'en étant, parait-il, occupé), je pensais ne plus jamais retrouver cette envie...
La façon dont j'aborde aujourd'hui la route n'a presque plus rien de ludique, du moins, plus rien à voir avec la vision que j'en avais à 15/20 ans. J'ai compris ce que mon moniteur d'auto école voulait dire quand il me répétai "tu saura conduire quand tu saura que tu ne sait pas conduire"...
Bref, cette éclipse de presque 15 ans m'à permis de rencontrer et comprendre une partie des dangers de la route.
Je dirais que pendant cette période, le virus de la vitesse était à l'affut... Guettant le moindre rallye, la plus petite course de côte... Les rediffusions de grands prix motos...
Pour être complet, je dirais qu'il attendais, tapis dans l'ombre d'un garage...
Puis LE jour arriva...Le Dimanche 2 octobre, je charriait gentiment mon père sur sa vieille GS500 qu'il laisse moisir dans son garage...
"Ben pour toi, je te la vends ..€, mais tu me laisse faire des tours quand je te demande"...
Sur le coup, je rigole... Mais le paternel, lui, il ne rigole pas. il sort de table, va dégager un passage pour la bête et la sort de son antre.
Elle démarre au quart de tour. En insistant un peu, il me fait monter dessus, a l'arrêt.
vrooooooooooooooooooo"Clac"rooooooooooooooooooo... Le clac, c'est le pied qui pousse sur le sélecteur.
J'ai passé la première.
La machine à réagit de la plus mauvaises des manières pour moi: elle à passé le rapport de façon parfaite, donnant juste un petit coup dans la transmission.
C'est ça qui à tout fait. Le clac que l'on ressent autant qu'on l'entends... La chaine qui se tend, qui passe juste ce qu'il faut de couple pour qu'on sente que le moteur est là, le rapport engagé, la machine prête à se plier docilement à nos sollicitations, du moment qu'elles restent dans des limites physiques raisonnables. Un peu moins docilement si on lui demande plus... Je sais que vous voyez de quoi je parle...
Madame, peut être, peux encore me sauver... Je lui demande
"qu'en pense tu"?
Une femme, c'est souvent modérateur, elles permettent de calmer la folie de leurs hommes...
la réponse fuse:
"Tu sais, moi, je serais ravie, la moto, j'adore ça, et d'ailleurs, je n'ai jamais compris pourquoi tu n'en avais pas"...
Si sagesse est folie, comment résister alors?
Dès le mardi suivant, j'avais déjà trois devis pour des assurances, une place pré-réservée dans le garage, et des contact dans deux moto école.
Pour la suite, le financement va faire se tasser les choses, mais je devrais pouvoir passer mon permis à partir de Février / Mars prochain...
Sauf si quelqu'un connait une combine?
Un petit mot sur la machine:
Immatriculée pour la première fois en 2003, la belle n'à même pas encore ces 7000Km.
Comme ils ont été à peu près également répartis sur les années, je ne me fait pas trop de soucis pour elle.
Je ne rentre pas dans les détails, je suis sûr que vous la connaissez déjà...
Juste une photo, que vous puissiez mettre une fourche sur ce pseudo...
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